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Affichage des articles du 2012

Désenvoûtement

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2013, huile, 24 x 30
Tous droits réservés: Johanne Siminaro, Lavaltrie, 2013

Cette toile est la suite de « Cette nuit-là j'ai dansé avec le diable » . Plus de deux ans ont passé avant que je sois capable de guérir cette blessure. Il reste quand même une cicatrice pour me rappeler, la douleur. Cette marque je l'interprète plutôt comme un signe d'amour, oui l'amour que je dois me redonner. Elle me fera toujours penser que malgré tout, la douleur nous fait grandir. Ces expériences qui nous frappent ont leur raison d'être. 
Doucement j'ai fait ressortir le grand coeur qu'on voit à peine sur la première émergence, j'ai eu plaisir à y ajouter du rouge vif. Il prend presque tout l'espace, c'est le mien, mon coeur. Et la cicatrice, en forme de coeur aussi vient renforcir le message. Les couleurs vives représentent la joie qui circule dans mes veines.
L'envie d'ouvrir mon coeur à nouveau se fait sentir. Le bleu ajouté au couteau symbolise l'a…

La danseuse de l'amour

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argile cuisson Raku Naro, Johanne Siminaro, Lavaltrie, 2012

« Elle danse, elle danse sur les eaux laissant sa queue de sirène au fond de son passé. Elle danse, elle danse revêtant le kimono du partage et de la sensualité retrouvés. Elle danse, elle danse sur les vagues de la liberté qu'elle veut garder. Elle danse, elle danse pour celui qui saura l'accepter et peut-être l'aimer. »
Merci à toi qui a su rallumer le feu... ©Tous droits réservés, Johanne Siminaro, Lavaltrie, septembre 2012.

Pour ceux et celles qui connaissent ma démarche créative en sculpture, reconnaîtront la métamorphose de la femme sirène. Celle qui aimait son homme à se perdre dans les eaux tumultueuses. Tout comme dans le conte d'Hans Christian Andersen, elle était prête à perdre le meilleur d'elle-même pour son beau prince. En 2012 elle se transforme en danseuse voluptueuse, une Geïsha. Elle sort de l'eau. Elle est celle qui aime faire plaisir et se faire plaisir...celle qui danse la vie tout en g…

Cette nuit-là, j'ai dansé avec le diable

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08-01-2010, huile, 24 x 30 Tous droits réservés, Johanne Siminaro

11 octobre 2009 « Il m’a dit que j’étais rendue laide » Que je ne serais jamais capable de vivre en couple, qu’il n’était pas heureux. Il venait de m’enfoncer le couteau bien profond au cœur. Il y avait déjà plusieurs mois qu’il m’avait poignardé, il ne faisait que tourner un peu le couteau pour me faire souffrir à petite dose. Sans trop que cela ne paraisse qu’il tenait l’arme dans ses mains. Il ne fallait surtout pas que les gens de notre entourage s’en rendent compte. Encore moins sa famille, là où il était un si bon gars. Devant eux, tout allait bien, son arme restait en place sans bouger, mais prête à s’enfoncer un peu plus dès que nous serions seuls. Ce jour-là, son arme venait de me faire éclater le cœur. Les larmes inondaient mes yeux et mes joues. L’air ne se rendait plus à mes poumons. De peine et de misère, je me levai et me dirigeai à ma voiture. Il m’a retenu, pris dans ses bras pour me consoler, j’imagine. Je…

Marie-Linda

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Suite à l'annonce du suicide d'une de mes amies artistes j'ai peint cette oeuvre pour me libérer de la colère qui m'habitait. Elle était un ange descendue sur terre, douce, généreuse, pacifique, elle adorait ses enfants. Elle avait aussi malheureusement ce mal de vivre qui touche tellement de gens. La bipolarité l'a emporté. Je me suis défoulée sur cette toile avec force et rigueur. Des jets de peinture se sont retrouvés sur les murs, le plancher et à jamais mon divan restera marqué. J'ai travaillé avec deux spatules à la fois, tant j'avais de peine à exprimer. Marie-Linda tu resteras à jamais dans mon coeur.

Test et recherche

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automne 2011, pastel à l'huile, 3 1/2 x 5 Johanne Siminaro, 2011, tous droits réservés

L'artiste peut avoir des moments de doute, ou tout simplement de vouloir pousser plus loin son art. Essayer de nouvelles façons pour toujours se recréer. L'inspiration venue d'un ami artiste peu aussi influencer le travail de recherche. Tout est permit tant qu'on s'en tient aux droits d'auteurs bien sûr. Lorsque j'enseignais en atelier, je suggérais fortement à mes étudiants de ne pas faire de copie. Il est possible d'après moi d'apprendre les techniques autrement que par la copie. Par contre une étude des tableaux des Grands Maîtres de la Renaissance, du temps de l’impressionnisme, et du 20ème siècle nous livre beaucoup de matières à travailler.
Toute une étude et un cheminement de recherche se cachent derrière le tableau de l'artiste. Au début de mes études en art, j'ai fait beaucoup d’exercices techniques tel que le dessin, le portrait, la perspective,…

Le jardin de narcisses

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Jardiner ses émotions, huile, 20 x 16 © Johanne Siminaro, 2007
Cette toile sera vendue aux enchères lors de l'évènement Les folles Alliées, été 2012. Informations supplémentaires à venir. Un texte de Manon Leblanc auteure de Lanaudière sera ajouté à cette toile.
Voici un petit poème sans prétention, qui a été écrit bien après avoir peint cette toile. Pourtant un lien les unit. Une grande déception amoureuse, peut-être même la plus grande. Mais combien fût-elle grandissante. Un jardin qui aura reçu bien des tempêtes.
« T’aimer à ne plus me voir Mes yeux ouverts sur ton désespoir Mon cœur qui cri à ton amour Que tu ne peux donner en retour
Tes paroles ont dépassées ta pensée Trop loin tu en es allé Mon cœur n’a pu le supporté Mais comment as-tu osé
Me dire que tu es blessé Ne suffit pas pour te justifier Tes mots qui ont créés mes maux À jamais resteront sous ma peau          
Mon cœur s’est ouvert à toi Et saigne de ne plus te voir Dans ce jardin semé pour moi Où les larmes ne cessent de pleuvoir
Le s…

Doux Jésus !!!

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04-04-2011, émergence à l'huile, collection privée ©Johanne Siminaro, 2011


Je devais avoir 6 ou 7 ans, assise sur le bord de mon lit, mes yeux flottaient dans la mer rouge. On venait de nous présenter à l’école le film de la passion de Jésus Christ. J’étais totalement  bouleversée. Je ne comprenais pas pourquoi les hommes étaient si méchants et cruels. Pourquoi toute cette violence ? Dans quel monde m’avait-on projeté ? Ma mère me consolait du mieux qu’elle pouvait, mais mes larmes ne cessaient de couler. Mon petit cœur d’enfant se demandait bien ce que la vie lui réservait.
Plus de 40 ans sont passés, je suis encore triste et en colère envers tout le mal qui circule sur notre terre. Au plus profond de mon être je sais qu’il y a un monde meilleur. Encore aujourd'hui je suis à la recherche de l’amour, sous toutes ses formes et j'ai une longue route à poursuivre avant d'atteindre mon oasis. La lumière restera la plus forte, j’en suis convaincue, mais à quand le jour ou le s…